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L'ingénierie verte a aussi ses principes !

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publié le : 21 juillet 2009
Catégorie(s) : Agro-ressources et Bâtiment durable, Ecotechnologies

Des 12 principes de la Chimie Verte, aux 12 principes de l’Ingénierie Verte, il n’y a qu’un pas …

L'US Environnemental Protection Agency (Agence de protection de l'Environnement des Etats-Unis) a défini la Green Ingineering (Ingénieire verte) comme étant :

"La conception, la commercialisation, et l’utilisation de process et de produits, qui sont économiquement  réalisables et qui minimisent  d’une part  la génération de pollution à la source et d’autre part  les risques pour la santé humaine et l’environnement",

tout en détaillant des principes pour la réalisation de procédés et de produits “verts”.

Mais le challenge est et reste la mise en pratique de ces idées.

Pour l’équipe de P. ANASTAS qui a mis au point les 12 principes de la Chimie Verte, il n’était pas question d’en rester là. Et c’est pourquoi  P. ANASTAS a proposé les Douze Principes de l’Ingénierie Verte* pour des procédés plus respectueux de l’environnement.

Les 12 principes de l’Ingénierie Verte :

Extrait traduit de l’article de Anastas,P.T. and Zimmerman, J.B. « Design through the twelve Principles of Green Engineering », dans  Env. Sci. And Tech., 2003

  1. Le concepteur doit veiller à ce que toutes les matières, les énergies et les produits utilisés soient intrinsèquement les moins dangereux possible.

  2. Il est préférable d’éviter la production de déchets à la source plutôt que de collecter et de traiter  les déchets produits.

  3. Les opérations de séparation et de purification doivent être conçues de façon à minimiser la consommation d'énergie et les quantités de matières utilisées.

  4. Les produits, procédés et systèmes doivent être conçus de manière à obtenir la meilleure efficience en termes de quantités de matières, d'énergie, d'espace et de temps.

  5. Les produits, procédés et systèmes doivent être dimensionnés par les quantités à produire (output pulled ou flux tiré) et non par les quantités entrantes disponibles (input pushed ou flux poussé), tant pour ce qui concerne l'énergie que les matières.

  6. Il convient de veiller à ce que l’entropie et la complexité intégrées soient minimales des coûts dans un choix de conception de recyclage, de réutilisation ou de valorisation.

  7. Lors de la conception, la durabilité - et non la pérennité - doit être un objectif.

  8. Une capacité de traitement superflue, nominale ou maximale , est à considérer comme défaut de conception lors de la conception d’un procédé (le concept « une taille unique suffit pour tout » est à rejetter).

  9. La diversité des matières mises en œuvre dans les produits doit être réduite autant que faire se peut afin d’en faciliter la déconstruction et la valorisation.

  10. La conception de produits, de procédés et de systèmes doit intégrer et interconnecter les flux d'énergie et de matières.

  11. Les produits, procédés et systèmes doivent être conçus pour en permettre la valorisation après leur cycle normal de vie.

  12. Les matières premières et les énergies doivent être renouvelables plutôt qu’épuisables (ex. énergie d’origine fossile). 



Sujet repris dans L’usine du Futur – "Amorce d’une réflexion"
[ Jean-Pierre DAL PONT - Vice-Président FFC - Pollutec 2007 ]



 

 

 

 

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